Coup de coeur orchestral

Pour cette première chronique, je souhaiterais parler d’un morceau que j’ai eu la chance de jouer avant ce nouveau confinement. Cette pièce s’appelle Hindenburg et a été composée en 2013 par Michael Geisler. Elle raconte au fil de ses différentes parties l’histoire du plus grand dirigeable jamais construit : le LZ 129 Hindenburg.

L’histoire du Hindenburg

Ce dirigeable de la société Zeppelin a été mis en service entre 1936 et 1937. Lors de son service, il a effectué plusieurs trajets transatlantiques entre l’Allemagne et le continent américain. Cependant, il subit un destin tragique en mai 1937 lors d’un voyage entre Francfort et Lakehurst dans le New Jersey.

Le LZ 129 Hindenburg - Source : Wikipedia

Le crash du Hindenburg - Source : Wikipédia

Alors qu’aucun incident n’est à reporter sur l’ensemble du trajet, un incendie va se déclarer au moment de l’atterrissage du dirigeable. L’incendie va se propager rapidement sur l’ensemble de l’aéronef et entraîner le crash du Hindenburg en quelques minutes, tuant 35 personnes parmi les 97 à son bord. Ce vol mettra fin aux transports transatlantiques en dirigeables.

Hindenburg de Michael Geisler

La pièce se découpe en 4 parties principales et raconte le dernier voyage du Hindenburg.

La première partie raconte la découverte du dirigeable avant son envol. L’ouverture est majestueuse, et le thème est partagé entre les cors et les trompettes. Cela permet au compositeur de représenter le caractère impressionnant du dirigeable.

La deuxième partie est bien plus rapide et met en scène la traversée de l’atlantique en dirigeable. Le même thème est repris 4 fois. Cependant, lors du quatrième thème, l’auditeur peut comprendre qu’un problème est en train de se produire grâce aux notes piquées et accentuées de l’accompagnement.

Lors de la troisième partie, le drame se produit. Celui-ci est traduit par les longues tenues dissonantes ainsi que les cris « Hilfe ! Feuer ! » (Au feu !) qui peuvent être entendus. « L’hymne du silence » fait suite au crash du dirigeable. Ce thème a un tempo beaucoup plus lent et s’ouvre par un solo très mélodieux de la trompette pour rendre hommage aux passagers morts lors du crash.

La quatrième partie se nomme « La légende ». Elle conclut le morceau en reprenant le premier thème, pour nous indiquer que les événements qui se sont produits lors du crash du Hindenburg resteront à jamais dans l’histoire.

Antoine Thevenet